Tout savoir sur le jeu de Dames

Le jeu de dames est un jeu de stratégie pour deux joueurs qui se joue sur un damier, avec des pions qui se déplacent en diagonale et capturent en sautant par-dessus les pièces adverses ; le but est de prendre ou d’immobiliser toutes les pièces de l’adversaire. Tactique et stratégique à la fois, il est facile à apprendre et difficile à maîtriser. Il existe de nombreuses variantes nationales, internationales, anglaises, italiennes, russes, espagnoles, turques, qui diffèrent par la taille du damier, le nombre de pions et les règles de prise. Ce dossier en présente les règles communes et renvoie aux fiches détaillées de chaque variante.
Le matériel et la mise en place
Les dames internationales, pratiquées en France et dans la plupart des compétitions mondiales, se jouent sur un damier de cent cases (dix sur dix) avec vingt pions par joueur, placés sur les cases foncées des quatre premières rangées de chaque camp. Les dames anglaises, appelées checkers en Amérique du Nord, comme les dames italiennes, russes ou espagnoles, utilisent un damier de soixante-quatre cases (huit sur huit) et douze pions par joueur sur trois rangées. Les blancs commencent.
Les règles essentielles de la version internationale
- Un pion avance d’une case en diagonale, vers l’avant seulement.
- La prise se fait en sautant par-dessus une pièce adverse voisine pour atterrir sur la case libre située juste derrière. Le pion peut prendre en avant comme en arrière, et enchaîner plusieurs prises en une seule « rafle ».
- La prise est obligatoire, et lorsque plusieurs prises sont possibles, le joueur doit choisir celle qui capture le plus grand nombre de pièces.
- Un pion qui atteint la dernière rangée adverse devient une dame. Elle se déplace et prend sur toute la longueur d’une diagonale, en avant comme en arrière.
- La partie est gagnée quand l’adversaire n’a plus de pièce ou ne peut plus jouer. Elle est nulle lorsque aucun des deux joueurs ne peut plus l’emporter.
Les principales variantes
Les dames anglaises se jouent sur soixante-quatre cases ; les pions ne prennent qu’en avant, la dame ne se déplace que d’une case et le joueur, tenu de prendre, choisit librement parmi les prises possibles. Les dames italiennes interdisent au pion de prendre en arrière et de capturer une dame. Les dames russes autorisent la prise arrière du pion et la dame à longue portée, et un pion promu au milieu d’une rafle continue comme dame. Les dames espagnoles combinent dame à longue portée, prise avant seulement pour le pion et obligation de prendre le maximum. Les dames turques se distinguent nettement : seize pions par joueur, placés sur les deuxième et troisième rangées, qui se déplacent et prennent orthogonalement, en avant et sur les côtés, jamais en diagonale. Les dames chinoises, malgré leur nom, sont un jeu différent : un jeu de course sur un plateau en étoile, sans capture.
Tactique et stratégie
Le débutant apprend d’abord à compter les prises et à éviter d’offrir des pièces ; le joueur confirmé raisonne en termes de tempo, de contrôle du centre, d’échanges favorables et de combinaisons, ces suites de sacrifices forcés qui aboutissent à une rafle ou à une promotion. La prise obligatoire est le ressort de toutes les combinaisons : on offre une pièce pour forcer l’adversaire à se placer là où on l’attend. Les parties se notent en numérotant les cases, ce qui permet d’étudier les ouvertures et les finales.
Histoire et compétition
Les jeux de pions avec prise par saut sont attestés depuis le Moyen Âge, et le damier de cent cases s’est imposé en France au XVIIIe siècle avant de se répandre aux Pays-Bas, en Belgique, en Afrique et dans l’ancienne Union soviétique. La Fédération mondiale du jeu de dames, fondée en 1947, organise les championnats du monde de la version internationale ; les dames anglaises, russes et turques ont leurs propres circuits.



vous devez être connecter pour déposer un commentaire connecter