Les dames françaises

> > Les dames françaises ; écrit le: 5 mars 2012 par La rédaction modifié le 14 novembre 2014

2  joueurs

Matériel : 1 jeu de dames

Le jeu des dames françaises est répandu en France, bien sûr, mais aussi aux Pays-Bas, en Belgique, en Suisse, au Canada et de plus en plus en Russie, Biélorussie et Ukraine.

La préparation du jeu

On utilise un damier de cent cases alternativement noires et blanches, vingt pions noirs et vingt pions blancs.

En France, les pions se déplacent uniquement sur les cases blanches, la diagonale des cases blanches étant orientée nord-est, sud-ouest. Aux Pays-Bas, c’est l’inverse : on joue sur les cases noires et c’est la diagonale noire qui prend l’orientation nord-est, sud-ouest. Il suffit, pour cela, de faire pivoter le damier d’un quart de tour.

Chaque joueur dispose ses vingt pions sur les quatre rangées de cases blanches les plus proches de lui. Il reste donc au milieu du damier deux rangées de cases libres.

Le joueur qui a les pions blancs commence ; il aura les pions noirs à la partie suivante.

Le jeu consiste à s’emparer de toutes les pièces de l’adversaire tout en protégeant les siennes.

La notation

Afin de pouvoir noter les déplacements des poins, les cases blanches sont numérotées de 1 à 50 . C’est ce qu’on appelle la notation Manoury du nom de son inventeur, un joueur français du XVIIIe siècle.

Chaque coup est indiqué par deux chiffres : le numéro de la case de départ et le numéro de la case d’arrivée. Ces deux nombres sont sépa­rés par un tiret en cas de déplacement simple et par une croix en cas de prise. S’il s’agit d’une prise multiple, on peut indiquer le numéro de chaque case où se pose le pion.

Les noirs jouant toujours en second, leurs coups sont inscrits soit entre parenthèses, soit sous les coups des blancs dont ils sont séparés par un trait. Par exemple : 38-33(13-18) ou (38-33)/(13-18)

On désigne, comme aux échecs, les bons et les mauvais coups respecti­vement par les signes ! et ?.

La marche des pièces

Selon qu’elles sont pions ou dames, les pièces ont des méthodes de déplacement et de prise différentes.

Le pion

Le pion se déplace obligatoirement d’une case en avant. Comme il doit toujours se trouver sur une case claire, deux directions s’offrent à lui, pourvu que les cases soient vides. Il ne peut pas reculer, sauf pour prendre.

Lorsqu’un pion se trouve en contact avec une pièce adverse, elle-même située devant une case vide, il doit obligatoirement sauter par-dessus la pièce et occuper la case libre ; il vient alors d’opérer une prise et retire du jeu la pièce adverse. Si cette prise le met en contact avec une autre pièce ennemie placée devant une case libre, il poursuit son chemin et prend ainsi plusieurs pièces d’un coup (rafle). Dans ce cas, il est autorisé à pivoter sur lui-même pour s’engager dans une perpendiculaire .

Il  lui faut terminer son parcours avant de ramasser les pions capturés, sinon il pourrait découvrir des pions qui se trouveraient alors en posi­tion de prise.

Si plusieurs prises s’offrent à lui par des voies différentes, il doit choisir celle qui lui assure le plus grand nombre de pièces ennemies sans tenir compte de leur importance. Par exemple, s’il a le choix entre la prise de deux pions ou celle d’une dame, il doit opter pour la première ; mais s’il a le choix entre un pion et une dame, il prendra la dame. Si les prises sont égales d’un côté comme de l’autre, en nombre et en valeur, le joueur est libre de son choix.

La règle du soufflage est supprimée dans les championnats depuis près d’un siècle. Cependant, elle est encore pratiquée couramment dans les parties non officielles. D’après cette règle, un joueur qui omet de faire

une ou plusieurs prises ou ne prend pas les pièces les plus importantes se voit retirer le pion coupable par son adversaire qui, avant de jouer lui- même, dit en soufflant sur le pion : « Souffler n’est pas jouer. »

La règle moderne laisse à l’adversaire la faculté d’accepter le coup tel qu’il a été joué ou d’obliger le joueur à prendre l’itinéraire qui lui assure le plus grand nombre de prises.

La promotion du pion

Quand un pion parvient à sa dixième rangée, il devient une dame, hon­neur qui se matérialise en le recouvrant d’un pion de même couleur prélevé sur les prises de l’adversaire.

S’il atteint cette rangée à la suite d’une ou plusieurs prises, il ne devient dame que s’il n’a plus de prise à faire, sinon il est obligé de prendre et, ne faisant que passer sur cette dixième rangée, il n’a pas droit au titre de dame .

La dame

La dame doit attendre que l’adversaire joue une fois pour entrer en action. Elle se déplace en avant et en arrière le long des diagonales sur le nombre de cases qu’elle désire, mais toujours en ligne droite.

Elle prend, comme le pion, en sautant par-dessus une pièce adverse, mais selon son mode de déplacement. Elle peut donc franchir plusieurs cases vides avant d’enjamber la pièce capturée et se poser sur la case de son choix, si plusieurs cases vides se trouvent devant elle.

comme le pion également, après une prise, elle pourra pivoter sur une case vide afin d’emprunter une perpendiculaire qui lui permettra d’opé­rer une nouvelle capture.

La fin du partie:

joueur qui a réussi à prendre tous les pions et les dames de l’adver­saire ou à les bloquer pour l’empêcher de jouer est le gagnant.

Lorsque l’un des deux joueurs n’a plus qu’une dame pour tout matériel et l’autre soit une dame seule, soit une dame et deux pions, soit deux dames et un pion, soit trois dames, la partie est déclarée nulle.

Si le joueur qui a le matériel le plus fort refuse la nullité, son adversaire peut l’obliger à terminer la partie en quinze coups dans le cas où sa propre dame occupe la grande diagonale, et en cinq coups dans le cas contraire.

La nullité peut également être invoquée par l’un des joueurs lorsque les mêmes mouvements ou la même position des pièces se reproduisent trois fois de suite.

Comme le pion également, après une prise, elle pourra pivoter sur une case vide afin d’emprunter une perpendiculaire qui lui permettra d’opé­rer une nouvelle capture.

La fin de la partie

Le joueur qui a réussi à prendre tous les pions et les dames de l’adver­saire ou à les bloquer pour l’empêcher de jouer est le gagnant.

Lorsque l’un des deux joueurs n’a plus qu’une dame pour tout matériel et l’autre soit une dame seule, soit une dame et deux pions, soit deux dames et un pion, soit trois dames, la partie est déclarée nulle.

Si le joueur qui a le matériel le plus fort refuse la nullité, son adversaire peut l’obliger à terminer la partie en quinze coups dans le cas où sa propre dame occupe la grande diagonale, et en cinq coups dans le cas contraire.

La nullité peut également être invoquée par l’un des joueurs lorsque les mêmes mouvements ou la même position des pièces se reproduisent trois fois de suite.

Vidéo : Les dames françaises

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Les dames françaises:

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