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Le Baccara

Vous êtes ici : » » Le Baccara ; écrit le: 16 janvier 2012 par La rédaction

Le baccara, également appelé Chemin de Fer, a été introduit en France sous Charles VIII par les chevaliers revenant des guerres d’Italie. Il s’est d’abord développé dans le Midi, avant d’entreprendre, sous Louis-Philippe, une carrière fulgurante qui se poursuit depuis dans le monde entier. Les joueurs tirent leur nom de « Ponte » de l’Hombre (Homme), vieux jeu espagnol où certaines cartes portaient ce nom. Le terme de «gros ponte» est d’ailleurs resté dans la langue familière pour désigner une personne importante.

MATÉRIEL

Au moins deux jeux de 52 cartes (six jeux, une table spéciale, et un « sabot » contenant les cartes si l’on veut suivre les usages en vigueur dans les casinos).



BUT DU JEU

Totaliser, avec ses cartes, plus de points que l’adversaire.

RÈGLES (2 joueurs et plus)

Valeur des cartes

Les cartes possèdent leur valeur numé­rale, de l’As (un) au 9 (neuf). Le 10 et les figures (R, D, V), appelées « bûches », valent zéro. Pour obtenir la valeur d’une main, on ne tient pas compte des dizaines, mais des unités. La valeur maximale d’une main est donc de neuf. Par exemple, un 8 et un 4, total douze, valent deux, puisque les dizaines ne comptent pas. Un 3 et un 7, total dix, valent zéro, etc.

Distribution des cartes

C’est le « Banquier», terme désignant le joueur acceptant de jouer seul contre tous les autres participants, qui donne les cartes tant qu’il gagne ou qu’il désire demeurer Banquier. Il est opposé à un seul adversaire représentant la « table », c’est-à-dire l’ensemble des autres Pontes.

Il distribue tout d’abord deux cartes, faces cachées, à son adversaire, le « Ponte », et à lui-même. Selon son jeu, le Ponte «reste», c’est-à-dire ne demande pas de troisième carte, et dit alors «Non», ou bien «Tire» et déclare «Carte». Le Banquier lui sert alors une carte découverte. Le Banquier peut à son tour se servir ou non une carte supplémentaire.

Déroulement de la partie

Le Banquier indique la somme qu’il désire mettre en jeu, puis les paris commencent. Il est uniquement possible de parier contre le Banquier.

Le joueur situé à la droite du Banquier a priorité pour couvrir tout ou partie de la somme misée par ce dernier. La partie non couverte peut être tenue par le joueur assis suivant, et ainsi de suite jus­qu’à ce que la somme soit égalisée.

Le Baccara

Table de chemin de Fer

Trois fentes sont ménagées dans la table. Celle qui fait face au croupier, le « panier », sert à se débarrasser des cartes « brûlées », c’est-à-dire utilisées. Celle qui est à sa gauche est réservée pour les pourboires donnés au personnel, celle qui est à sa droite, la « cagnotte », sert à déposer les gains du casino qui sont de 5% sur les gains du Banquier. Chaque joueur s’assied en face d’une place numérotée.

Ces paris sont toutefois caducs en cas de « banco ». Par ce mot, lancé à haute voix, un participant s’engage à couvrir seul l’intégralité de la somme mise en jeu par le Banquier. Le banco a priorité sur les autres paris. S’il y a plusieurs bancos, préséance est donnée au joueur qui a fait banco sur la main précédente.

Quand les enjeux sont terminés, le Banquier effectue la première distribu­tion de deux cartes, en commençant par le Ponte représentant la table. Celui-ci sera le joueur ayant fait banco ou celui ayant misé la plus forte somme (en cas d’égalité, le joueur situé le plus près du Banquier).

Le jeu se déroule ensuite de façon quasi automatique : chaque joueur (Ponte et Banquier) regarde son jeu, et l’abat im­médiatement s’il a un « naturel », c’est- à-dire un total de huit ou de neuf. L’autre joueur doit alors également montrer ses cartes. Celui qui a le plus fort total gagne le coup. En cas d’égalité, chacun reprend sa mise.

Dans les autres cas, le Ponte agit selon un «tableau de tirage» qui lui dicte la meilleure conduite à tenir :

Au vu de son jeu et de la carte qu’il vient éventuellement de donner, le Ban­quier peut décider de tirer lui-même une carte supplémentaire. Il conserve ce droit même si le Ponte n’a pas demandé de carte. La décision du Banquier est elle aussi dictée par un tableau de tirage, fonction des différentes probabilités.

Fin du coup

Le coup prend fin avec l’abattage des cartes. Celui-ci se produit après la pre­mière distribution si l’un des joueurs a un naturel (8 ou 9), après la deuxième distri­bution dans les autres cas. Le joueur qui a le total le plus élevé (donc le plus proche de 9) remporte le coup.

Si le coup est remporté par le Ban­quier, celui-ci gagne la totalité des enjeux (moins le prélèvement de 5 % opéré, dans les casinos, par le croupier). La somme gagnée est remise en jeu  et va grossir l’a somme initialement misée. Le Banquier peut garder la banque, ou reprendre ses gains et passer la banque au joueur sui­vant.

Si le coup est remporté par le Ponte, tous les paris sont payés à égalité (sans prélèvement, dans les casinos) et la ban­que passe au joueur suivant.

En cas d’égalité, chacun récupère ses enjeux et un nouveau coup est entamé avec (e même Banquier.

DÉROULEMENT D’UN COUP DANS UN CASINO

Le Banquier donne 1 000 F en jetons au croupier. Celui-ci les place à sa gauche et annonce « Banco de I 000 F ». S’il n’y a pas de banco, il demande « Qui ponte ? » et si la somme n’est pas entièrement couverte, « Qui complète ? ». Quand il dit « Rien ne va plus », le Banquier distribue deux cartes au Ponte ayant misé la plus forte somme.

Il donne par exemple un Roi et un 4 au Ponte et se sert un 9 et un 7. Le Ponte, qui a donc un total de quatre, dit « Carte » parce que son tableau indique que les meilleures chances résident dans le tirage. Il reçoit un 2, ce qui porte son total à six. Le Banquier, qui a seize, c’est-à-dire six, fixe sa ligne de conduite en fonction de son propre tableau : avec six, et ayant distribué un 2, il doit rester. Les joueurs abattent leurs cartes : six de chaque côté. C’est égalité et chacun reprend ses enjeux.

Le Baccara

Pont et Banquier

Fin de la partie

Les joueurs désirant quitter la table de jeu peuvent le faire à tout moment, s’ils ne sont pas engagés dans un coup.

STRATÉGIE

Le baccara étant un pur jeu de hasard et le comportement des joueurs étant prati­quement tout le temps dicté par les tableaux de tirage, il ne peut y avoir de stratégie. Il est cependant utile de savoir qu’il faut de temps en temps tirer avec un total de cinq, bien que les probabilités favorisent légèrement la décision oppo­sée. Cela perturbe en effet la façon de jouer du Banquier, qui ne sait plus avec certitude si l’on a cinq, six, sept ou bien six, sept quand on ne tire pas, et ne peut donc jouer en conséquence.

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