Jeux d'esprit :Le portrait

> > Jeux d'esprit :Le portrait ; écrit le: 29 février 2012 par La rédaction

4 à 10 joueurs

On ne sait depuis quand existe ce jeu du portrait, sans doute très ancien, pour lequel se passionna le Tout-Paris durant le Grand Siècle. Jeu simple s’il en est, il fait toujours la joie des adultes comme des enfants.

Le portrait par oui ou par non

C’est la forme la plus simple du jeu. Un des participants se retire tandis que les autres conviennent du nom d’une personne ou d un personnage. De retour, le joueur sorti interroge un à un les membres de l’assemblée qui devront lui répondre uniquement par oui ou par non.

Deviner un personnage

Pour orienter sa recherche, le questionneur demandera d’abord les précisions suivantes : est-ce un personnage réel ? imaginaire ? est-ce un homme ? une femme ? un enfant ? S’il est réel : est-il mort ou vivant ? Lorsque le joueur croit avoir deviné, il avance un nom. Il a perdu lors­qu’il a donné trois noms erronés et il est condamné à sortir de nouveau pour une nouvelle partie.

S’il a deviné juste, c’est à un autre joueur de sortir.

Deviner un nom commun, concret ou abstrait

Voilà qui est déjà un peu plus compliqué. Le questionneur devra demander tout de suite s’il s’agit d’un nom concret ou abstrait et, dans le pre­mier cas, s’il est de l’ordre animal, végétal ou minéral.

Les noms abstraits sont de loin les plus ardus à deviner. On tente d’abord de déterminer à quelle catégorie le nom appartient : qualité, défaut, sentiment, vertu, etc.

Ensuite, on peut essayer d’arriver peu à peu à une définition, mais c est souvent très difficile. Il est préférable de citer des exemples de qualité ou de défaut attribués à des objets ou des personnages précis, des exemples de sentiments éprouvés par des personnes réelles ou imagi­naires dans une circonstance déterminée, etc. Par exemple, s’il suppose que le mot à deviner est peur, le chercheur pourra poser la question : « S’agit-il du sentiment éprouvé par un enfant craintif dans l’obscurité ? »

Le portrait chinois

Son origine est européenne, mais il doit son nom à son caractère un peu plus compliqué.

Au lieu de poser des questions appelant une réponse par oui ou par non, l’interrogateur cherche à définir le nom choisi par analogie en posant des questions commençant par :« Si c’était… ».telles que :

Si c’était une époque…

Si c’était une fleur…

Si c’était un arbre…

Si c’était un meuble…

Si c’était un métier…

Si c’était un vêtement…

Si c’était un livre…

Si c’était un animal… etc.

Les réponses devront éviter d’être trop claires. Il faut chercher à carac­tériser la personnalité du « héros » et non la décrire. Par exemple, à pro­pos de Louis XIV, à la question « Si c’était un arbre… », on répondra : « Un chêne »

; « Si c’était une habitation… », on dira : « Un palais » ; « Si c’était un siège… » : « Un trône » ; « Si c’était un astre… » : « Le soleil », etc.

Ce jeu est particulièrement amusant si on fait le portrait d’une personne de l’assemblée ou d’une personne connue de tous les participants.

Le faux portrait

Lorsque certains joueurs ne connaissent pas cette variante, on peut prier l’un d’entre eux de se retirer comme pour le jeu ordinaire.

Inutile alors de choisir un nom quelconque : on décide simplement de répondre par oui aux questions se terminant par une syllabe muette, et par non à toutes les autres.

Le questionneur ne tardera pas à entendre des incompatibilités telles que (à propos d’un personnage réel) :

–      Est-il vivant ? Non.

–      Alors, il est mort ? Non.

Il est très amusant de l’entendre protester et d assister à ses recherches , mais il ne faudra pas les prolonger trop pour ne pas gâter sa belle humeur.

Il est évident qu’on ne peut jouer qu’une seule fois de cette façon avec un même groupe.

Il est une autre forme de faux portrait pour laquelle on pourra répondre :

« oui » à la question :« La personne est-elle dans la salle ? » C’est de choi­sir le voisin de droite, ou de gauche, du joueur interrogé, ou encore la personne placée en face de lui si les joueurs, en nombre pair, sont assis sur deux bancs face à face.

Dans ce cas, il est indispensable que les questions ne soient pas posées à l’ensemble du groupe qui y répond en choeur, mais que les joueurs soient interrogés individuellement à tour de rôle.

Un joueur attentif et qui connaît cette variante peut trouver la conven­tion choisie, vraisemblablement après un certain moment de trouble.

Vidéo : Jeux d’esprit :Le portrait

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Jeux d’esprit :Le portrait

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