Jeux d'esprit : Ni oui, ni non
5 à 10 joueurs
Le ni oui, ni non est un jeu d’esprit oral dans lequel les joueurs doivent répondre aux questions d’un meneur sans jamais prononcer les mots « oui » ni « non ». Il ne demande aucun matériel et se joue partout, en famille, entre amis, en voiture ou en colonie de vacances. Sa difficulté tient à la vitesse : les réflexes de langage reprennent vite le dessus.
Le principe
Un meneur de jeu pose aux autres participants des questions aussi variées que possible. Les joueurs interrogés doivent répondre aussitôt, par une phrase complète ou une formule de remplacement, sans utiliser les mots interdits. Dans la version classique, on bannit aussi « Monsieur » et « Madame », ce qui oblige à surveiller chaque réponse.
Déroulement d’une partie
- Le meneur choisit un joueur et lui pose une question, puis enchaîne rapidement.
- Il ne suit aucun ordre fixe : il peut interroger plusieurs fois de suite le même joueur pour le désarçonner, ou revenir brusquement vers quelqu’un qui croyait avoir terminé.
- Toute réponse contenant un mot interdit, toute hésitation trop longue ou tout hochement de tête affirmatif ou négatif, si on l’a convenu, est une faute.
Le rythme doit rester très soutenu : plus les questions s’enchaînent vite, plus les joueurs lâchent pied facilement.
Gages et élimination
Selon le nombre de participants, deux façons de sanctionner les fautes sont possibles. Avec peu de joueurs, chaque erreur coûte un gage, à accomplir à la fin de la partie : chanter un couplet, imiter un animal ou raconter une histoire drôle. Avec un groupe plus nombreux, le fautif est éliminé et la partie continue jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un joueur, qui devient le meneur de la manche suivante.
Les pièges du meneur
Un bon meneur pose des questions fermées, celles qui appellent naturellement un oui ou un non : « Tu as bien dormi ? », « Tu aimes le chocolat ? », « Tu es sûr ? ». Il répète la réponse du joueur sous forme de question, feint la surprise ou glisse une question anodine après une série difficile, au moment où l’attention se relâche. La question « Tu as dit oui ? » est un piège classique.
Variantes et astuces
On peut ajouter d’autres mots interdits, comme « peut-être », « je ne sais pas » ou le prénom du meneur, ou proposer un défi chronométré : tenir une minute entière sous le feu des questions. Une version en tête-à-tête se joue à tour de rôle.
Pour tenir le plus longtemps, les joueurs ont intérêt à répondre par des phrases complètes, « je l’aime beaucoup », « c’est exact », « pas du tout », et à ne jamais répondre trop vite. Au-delà du divertissement, le jeu exerce l’attention, la maîtrise de soi et la richesse du vocabulaire, ce qui en fait un bon jeu pour les enfants comme pour les adultes.


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