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Jeux d'adresse : Les osselets

Vous êtes ici : » » Jeux d'adresse : Les osselets ; écrit le: 27 février 2012 par La rédaction

Jeux d'adresse : Les osselets2 à 4 joueurs

Matériel :

1 jeu d’osselets, 1 petite balle (facultatif)

Les Grecs et les Romains apprirent probablement ce jeu des Egyptiens qui, à l’origine, utilisaient les osselets pour connaître l’avenir.



Perdant leur caractère sacré, les osselets furent les instruments d’un jeu de hasard avant de devenir un jeu d’adresse. A chacune de leurs faces était attri­buée, comme à celle des dés, une valeur particulière, mais certaines combi­naisons rapportaient plus que le total des points amenés (comme le brelan au 421).

Les Grecs en étaient des adeptes passionnés. Homère, dans l’Iliade, rapporte, par l’intermédiaire de l’ombre de Patrode, qu’Achille tua le fils d’Amphidamas après s’être querellé avec lui au cours d’une partie d’osselets. Et Plutarque raconte que le général athénien Alcibiade, encore enfant et jouant au beau milieu de la rue, pria un conducteur de char de s’arrêter afin qu’il puisse ramasser ses osselets sur le point d’être écrasés. Devant son refus, l’enfant n’hésita pas à se coucher en travers du chemin, ordonnant au conducteur de passer sur son corps. L’homme, effrayé, arrêta les chevaux.

A Rhodes, un certain Hégésiloque et ses amis désignaient comme enjeu de leurs parties d’osselets la femme d’un de leurs concitoyens. Le perdant s’en­gageait ainsi, quels qu’en soient les risques, à enlever l’épouse désignée et à la remettre entre les mains du gagnant.

Les osselets sont de petits os provenant du gigot ou du pied de mou­ton. On les a parfois reproduits dans de l’ivoire et, maintenant, ils sont souvent fabriqués en plâtre ou en,matière plastique. On en utilise cinq. Il existe aujourd’hui encore deux façons de jouer aux osselets. Dans les deux cas, les concurrents jouent à tour de rôle, aussi longtemps qu’ils n’ont pas commis de faute.

Le jeu traditionnel

Le joueur lance les cinq osselets en l’air et tente d’en retenir le plus grand nombre possible sur le dos de sa main droite. Il les fait glisser dans sa main gauche à l’exception d’un seul, qu’il lance en l’air et essaie de recevoir sur le dos de la main droite, sous peine de perdre son tour. Puis il ramasse de la main gauche ceux qu’il a laissés tomber au premier coup, après avoir lancé une nouvelle fois l’osselet et tout en le recevant sur le dos de sa main droite.

Quatre osselets étant déposés sur la table, le joueur les ramasse après avoir lancé le cinquième en l’air et avant de l’avoir rattrapé. Puis il exé­cute les manœuvres suivantes, toujours en accomplissant ce dernier geste de la main droite.

Il dépose les quatre osselets sur la table et les retourne un à un sur le creux ; il les ramasse et les pose à nouveau sur la table, les retourne un à un sur le dos et les ramasse. Il fait de même pour les deux autres faces qu’on appelle les plats.

Ces exercices terminés, le joueur doit réussir trois coups plus difficiles.

La rafle

Tandis qu’il lance en l’air le cinquième osselet, comme précédemment, le loueur retourne, avec la main gauche, un, deux, trois, puis quatre osse­lets en même temps du côté du plat. Puis il les ramasse.

La passe

Le joueur forme un cercle en plaçant bout à bout son pouce et son Index gauches et fait passer dans ce cercle les quatre osselets qu’il reçoit de la main droite, en même temps que le cinquième qu’il a lancé en l’air.

Le puits

Le joueur jette les quatre osselets sur la table en lançant le cinquième en l’air, comme précédemment.

formant un puits de la main gauche en rejoignant pouce et index et en reliant les doigts, il doit, après avoir lancé en l’air le cinquième osselet, ramasser l’un de ceux qui sont posés sur la table, le passer dans le puits formé par la main gauche et le rattraper de la main droite en même temps que l’autre osselet.

Il recommence la même manoeuvre avec les trois osselets restants.

Le premier qui a terminé ces différentes épreuves a gagné.

Les osselets à la balle

Le jeu, avec une balle, est plus facile et se pratique plus couramment. On louait de cette façon au XVIIe et au XVIIIe siècles comme le prouvent un texte de Richelet et une scène de Chardin, le célèbre peintre des jeux. On y joue d’une seule main et l’on choisit une balle de ping-pong ou une petite balle de caoutchouc. Chacun des participants joue, à tour de rôle, aussi longtemps qu’il n’a pas commis de faute en manquant la balle ou on ne ramassant pas le nombre d’osselets voulu.

Le déroulement du jeu

Tenant les cinq osselets dans son poing refermé sur lequel il a posé la balle, le joueur lance celle-ci en l’air, pose les osselets sur la table et rat­trape la balle après l’avoir laissée rebondir. Il la lance à nouveau, place l’un des osselets sur le dos (le creux en l’air) tandis que la balle rebon­dit et qu’il la rattrape. Il place de même les autres osselets. Lorsqu’ils montrent tous leur creux, il les ramasse un à un en lançant la balle à chaque fois. (Lorsqu’il ne peut la rattraper parce qu’il a des osselets en main, il la renvoie en l’air avec son poing refermé.) C’est le premier coup.

Après avoir mis tous les osselets sur le dos, en faisant toujours le même exercice avec la balle, il les ramasse deux par deux (2 + 2 + I, mais peu importe l’ordre des prises) ; c’est ce qu’on appelle deux creux. Puis il en ramasse trois à la fois (= trois creux) ; puis quatre (= quatre creux) ; enfin les cinq à la fois (= cinq creux).

Il joue ensuite de la même façon, mais en plaçant les osselets sur le creux ; c’est ce qu’on appelle un dos, deux dos, etc. Puis, il joue la série des S (I sur la table) et enfin celle des I (S sur la table).

Si, lorsqu’ils sont jetés, les osselets tombent tous les cinq sur la face cor­respondant à la série en cours, le joueur est dispensé de la terminer ; il commence la série suivante : des creux, il passe aux dos ; des dos aux S et des S aux I.

Ensuite, il recommence les quatre séries, mais il ne peut toucher ou faire bouger que les osselets qu’il met en place ou qu’il ramasse, sous peine de perdre son tour et il n’a droit qu’à un essai par osselet pour le mettre dans la position recherchée.

Le gagnant est le premier qui termine de cette façon la série des cinq I.

Vidéo : Jeux d’adresse : Les osselets

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